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Affichage des articles du février, 2025

FRANCISCO CANARO ! Le "Pirincho" aux 4000 enregistrements

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  FRANCISCO CANARO   Surnom : Pirincho Nom de famille Canarozzo, d'origine italienne. Naturalisé Argentin en 1940. 4 frères musiciens : Rafael, Juan, Humberto, Mario. Violoniste, chef d'orchestre et compositeur. (26 novembre 1888 - 14 décembre 1964) Uruguayen originaire de la ville de San José de Mayo, son histoire est dense, débordante de situations, pleine d'anecdotes, dont certaines ont pris la catégorie de mythes. Un enfant né dans la plus grande pauvreté, sans éducation, sa seule option était le travail. Lorsqu'il a trouvé son chemin vers la musique grâce à son instinct sûr, il a atteint ce qu'il s'était fixé comme objectif : le succès et la fortune. L’égoïsme et la mesquinerie qu’il pouvait avoir, comme tout être humain, sont passés au second plan. Son travail et ses idées étaient des exemples à suivre. Et il fut le ciment qui unissait ses collègues, puisqu'à partir de 1918 il lutta pour le droit d'auteur, qui n'était pas reconnu à cett...

RAWSON – Eduardo AROLAS ! Histoire d'un Tango et d'un de ses monstres sacrés !

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  Vous ne danserez probablement jamais une tanda d’AROLAS, les enregistrements de sa période (1917-1924) sont rares et de mauvaise qualité. Pour autant il fait partie des maîtres qui ont contribué à l’évolution du tango argentin. Eduardo AROLAS de son vrai nom Lorenzo AROLA est né en Argentine en 1892 dans la calle Vieytes du quartier de Barracas d’un couple d’immigrés français. Son surnom est "El Tigre Del Bandoneon". Sa virtuosité au bandonéon et l’agilité de sa main gauche lui ont permis de créer de nouveaux accords et un dialogue mélodique entre les sons des 2 caisses d’harmonie de l’instrument. Les compositions musicales d’AROLAS sont d’une richesse mélodique beaucoup plus importante que celle de ses contemporains. Il a composé en quelques années 116 œuvres répertoriées. Nombre d’entre elles ont été reprises par d’autres orchestres qui les ont ainsi transmises jusqu’à nos jours. Il est à l’origine de la création de l’orchestre de type Sexteto. Une de ses pr...

Pedro MAFFIA ! ou le Bandoneon au coeur du Tango !

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  « El Bandoneon del Tango » ; « El Pibe de Flores » ; « Tanito » sont quelques-uns de ses surnoms (28 août 1899 - 16 octobre 1967) ! Impossible de parler de Pedro Laurenz, De Caro, Horacio Salgan, Domingo Federico, Atilio Stampone, Troilo, Pugliese ou même l’immense Piazzolla, sans évoquer à un moment ou un autre Pedro Maffia !   C’est à Punta Arenas, un de ces villages reculés, que  Carlos Gardel  et  José Razzano  , qui formaient alors un duo folk, découvrirent ce fugitif précoce qui jouait comme personne, et que le pianiste  Roberto Firpo  , lui aussi en tournée dans ces grandes distances, l’amena dans la ville de Buenos Aires. Mais Maffia n'aimait pas le rythme direct de l'orchestre de Firpo, car il inventait déjà les accents déplacés, le phrasé, le rubato.  Pedro Maffia a découvert au cœur des sons du bandonéon ce que personne n'avait découvert auparavant. Oscar Zucchi, qui s'in...

RODOLFO BIAGI ; Surnom : Manos Brujas !

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  Pianiste, chef d'orchestre et compositeur ;(14 mars 1906 - 24 septembre 1969) Parvenir à un style et une personnalité incomparables, dans le cadre d'une modalité musicale très simple, reste un grand mérite. C'est le cas de Rodolfo Biagi, né dans le quartier de San Telmo à Buenos Aires. Une fois l'école primaire terminée, il abandonne ses études pour se consacrer à la musique. Contre l'avis de ses parents, il souhaite étudier le violon et ses parents lui proposent un marché. Ils lui ont acheté l'instrument mais en contrepartie, il a dû entrer à l'École normale de professeurs "Mariano Acosta". Rodolfo est inscrit au conservatoire du journal "La Prensa", où il découvre que sa véritable vocation est le piano. À l'âge de 13 ans, et à l'insu de ses parents, il débute comme pianiste, assurant le fond musical des films muets dans un cinéma de quartier. C’est un de ces soirs que Rodolfo a eu la chance de voir au cinéma le maestro J...

A Evariste CARRIEGO ! Le poète que Borges a transformé en archétype porteño !

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  La vie d'Evaristo Carriego est résumée dans la simplicité de deux dates : le 7 mai 1883, jour de sa naissance et 13 octobre 1912, jour de sa mort. D ans cet intervalle de vingt-neuf années, il faut mettre beaucoup de rêves, beaucoup d'illusions, une énorme anxiété pour la beauté, des élans généreux d'un cœur fidèle, pour comprendre que la vie, si brève dans le temps, est aussi si profonde dans l'intensité du travail accompli. Il hérite tout cet élan héroïque et obstiné de ses parents et de cette province qu’il s’est volontairement efforcé d’assimiler. Il incarnait, ce faisant, clairement et véritablement, cette Buenos Aires, cette grande ville où il est arrivé quand il avait cinq ou six ans et qu'il ne quittera plus jamais. Buenos Aires était sa véritable patrie, son cadre naturel, son paysage unique qu'il pouvait interpréter avec la sincérité d'une assimilation absolue. Il symbolise ce Buenos Aires, ces quartiers pauvres, humbles, et fait d’un immeuble ...

Corrientes y Esmeralda !! Le coin où vivait autrefois le Tango !

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   Tango  Année  : 1933 Musique  : Francisco Capranico Paroles  : Celedonio Esteban Flores Versions / Orchestres : Orchestre Francisco Lomuto, Fernando Diaz chante (1934) Orchestre d'Osvaldo Pugliese, Roberto Chanel chante (1944) Orchestre Juan D'Arienzo, Alberto Echague chante (1945) Francisco Fiorentino chante accompagné par l'orchestre dir. A. Piazzolla (1945) Ángel Vargas chante accompagné par l'orchestre dir. A. Lacava (1954) Chante Adriana Varela, accompagnée par l'orchestre de L. Federico (1998) Celedonio Esteban Flores est né à Buenos Aires, dans le quartier de Villa Crespo, où vivaient ensemble des créoles et des immigrés d'origines différentes. Il passa son enfance et son adolescence dans ce centre actif de culture populaire, devenant un poète et parolier très populaire dans les années 1920. Ses tangos, souvent sentencieux et moralisateurs, avec des descriptions magistrales de ses personnages, fai...

MANDRIA ! Un Gaucho laisse sa trace...

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  Tango, composé en 1926 Musique : Juan Rodríguez Paroles : Francisco Brancatti et Juan Velich Ce tango de haute intensité ne manque jamais de donner de l'énergie aux danseurs d'une milonga, surtout dans la  version  enregistrée par Juan D'Arienzo avec Alberto Echagüe en 1939. Une partie de cet effet est produit par les paroles, qui sont imprégnées de testostérone gaucho pure à 100 %  Dans Mandria, il y a au plus trois mots de « lunfardo » (argo de Buenos Aires), le reste du texte utilise la langue des gauchos de la pampa argentine. L'histoire est celle d'un gaucho qui héberge une personne qu'il considère comme un frère dans son ranch. En peu de temps, cependant, la coexistence se transforme en une trahison : le nouveau venu séduit la femme du gaucho qui cède à ces avances sans hésitation ... À ce stade, le gaucho trahi et déshonoré défie l'HOMBRE MANDRIA "ou l'HOMME VILE   (sans valeur) en duel. Il était typique chez les gauchos de résoud...