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Affichage des articles du janvier, 2025

Enrique Santos Discépolo ! Poète, compositeur, acteur et dramaturge

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  Compositeur, dramaturge, acteur, réalisateur, scénariste, Enrique Santos Discépolo est né le 27 mars 1901 à Buenos Aires. Son père, musicien italien, meurt alors qu’il est encore très jeune. Sa mère l’élève avec son frère Armando, qui deviendra un dramaturge renommé. Il quitte l’école à 15 ans pour suivre les traces de son frère. Il commence sa carrière en écrivant plusieurs pièces de théâtre avant de se tourner vers la musique. C’est dans le domaine du tango qu’il trouve sa véritable vocation. Ses chansons aux paroles profondes et souvent empreintes de pessimisme abordent des thèmes tels que l’injustice sociale, la souffrance humaine, l’amour déçu et le désenchantement. Son style, existentialiste avant l’heure, marque un tournant dans le tango, le transformant en un genre capable d’exprimer des critiques sociales et politiques. Parmi ses textes les plus connus, nous trouvons  Yira Yira  (1929), souvent interprété comme une réaction à la crise économique de 1929,...

Pedro Laurenz ou la figure transcendantale du Tango.

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  Pedro Laurenz, de son vrai nom Pedro Blanco, est né à Buenos Aires en 1902. Il apprend le violon avec son père mais lorsqu’il arrive à Montevideo, à 15 ans, où sa mère décide de s’installer, il opte pour le bandonéon. Il fait ses débuts au café Au Bon Jour, dans lequel jouait Edgardo Donato et intègre l’orchestre d’Eduardo Arolas au Moulin-Rouge. Il revient à Buenos Aires en 1920 où il joue dans l’orchestre de Roberto Goyeneche (voir note 1). L’année 1925 est importante car d’une part, il est engagé par Julio De Caro pour jouer dans son sextet dont le premier bandonéoniste est Pedro Maffia et, d’autre part, avec ce dernier, il enregistre un disque de duos de bandonéons qui a marqué l’histoire de ce genre musical. Maffia qui est en désaccord avec le groupe quitte l’orchestre de De Caro ; Laurenz devient alors premier bandonéon. Il restera 10 ans dans cette formation musicale et fera donc partie de l’orchestre qui voyagera en France avec De Caro, notamment à Nice. En 1932, An...

Agustín Bardi. El compositor para el futuro del Tango

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  Agustin Bardi, à qui Pugliese rend un inoubliable hommage, est une exception dans le monde musical du Tango. Il a grandi dans la ville de Las Flores à Buenos Aires et a fréquenté l'école primaire seulement jusqu'en troisième année, puis il a continué à apprendre seul et grâce à sa vocation musicale, un oncle lui a appris les rudiments de la guitare. Puis ce sera le violon et le piano pour finir ! I l a huit ans quand il rejoint un orchestre « carnavalesque »,  Los Artesanos, dont il devient la mascotte, imitant à la guitare l'art inégalé des maîtres de l'époque ! Selon les auteurs de L'Histoire du Tango, il fait ses débuts comme violoniste aux côtés de  Genaro Espósito  (El Tano, bandonéon) et José Camarano (El Tuerto, guitare) : « Puis un trio très recherché qui commença à diffuser ses premières compositions. «  Vicentito  » remonte à 1912 , le premier tango qu'il a fait et qui a été écrit par Macchi, puisque Bardi n'écriv...

Homero EXPOSITO (1918-1987). Rénovateur du Tango !

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  Grand Poète du Tango, Exposito parle simplement de l'Amour, de la Nature et de la Nostalgie, avec douceur, sans éclat d'angoisse ni désespoir. La Nature est omniprésente dans son oeuvre. Il nous parle d'orangers en fleurs, de l'eau d'une rivière, de prairies argentines gorgées de soleil et de petits morceaux de ciel. Et même quand il évoque les faubourgs de Buenos Aires, il nous transpose dans un univers imaginaire qui évoque le souvenir d'un tendre amour à la campagne. Douceur et chaleur humaine sont les substances même de son univers poétique. Une affection qui surmonte même la séparation... Son écriture est recherchée, délicate, et s'éloigne du style "chansonnette populaire" pour s'approcher d'une littérature cultivée. Exposito, fut aussi chroniqueur de la dure réalité sociale de son époque. Son oeuvre est à la fois recherchée et populaire, entre une Nature rêvée et la réalité de la ville. Son répertoire sort des stéréotypes ...

RICARDO TANTURI, « El Caballero del Tango » (27 juin 1905 – 24 janvier 1973)

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  La plupart des Milonga (Bals) de Buenos Aires débutent sur une tanda de Tanturi.   De parents italiens,  Ricardo Tanturi  est né à Buenos Aires, dans le quartier de Barracas, l'un des quartiers les plus pauvres et les plus vitaux de la ville. Il étudie son premier instrument - le violon - avec Francisco Alessio, oncle du célèbre bandonéoniste et metteur en scène  Enrique Alessio  . Son frère  Antonio Tanturi  , pianiste et codirecteur de l'Orquesta Típica Tanturi-Petrone, le convainc d'abandonner le violon et de prendre des cours de piano avec lui. En 1933, il forme un sextet pour se produire dans les cinémas et les théâtres. Il l'a nommé "Los Indios" en hommage à une équipe de polo. Ce serait le nom de tous ses groupes ultérieurs. Son tango d'ouverture à toutes ses performances était ce qu'on appelle "  Los indios  " composé par  Francisco Canaro  mais aussi curieux que cela puisse paraître, il ne l'a jamais enregis...

Carlos Di Sarli ! « El Senor del Tango » (1903-1960)

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  Résumer Di Sarli ? Forcément imparfait, forcément incomplet ! Je vais tenter de m'attacher au principal, malgré tout ! Au fait, jetons un oeil sur le nombre d'enregistrements par orchestre ! Etonnant non ?  « Si vous voulez entendre du bon tango, allez écouter Di Sarli » avait coutume de dire Anibal Troilo ! Marque d’estime jamais démentie auprès du public, qui témoigne du rôle central joué par Di Sarli sur la scène tanguera des années 1940 et 1950, une sorte de voie médiane entre deux courants que dominaient D’Arienzo et Canaro avec une musique vive et rythmée, et Pugliese et Troilo qui proposaient de petits poèmes symphoniques d’une puissante intensité dramatique… L’œuvre de Di Sarli se prête à la danse. Il propose aux danseurs une grande diversité de possibilités d’interprétation, grâce à la variété de nuances et des climats sonores ! La diversité instrumentale de l’orchestre est mise en valeur avec un rôle affirmé du piano (l’instrument de Di Sarli)...

Eliana Sosa ! La divine chanteuse de la "Tipica Misteriosa Buenos Aires" .

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  Eliana Sosa rend, en quelques sortes, hommage à Eugenio Mandrini, grand poète contemporain Argentin, et du Tango notamment ! Elle lit un extrait d'un poème "Los Bailarines del Tango", lui-même tiré d'un recueil intitulé "Con voz de perro lunar"...  "Mais qui sont les danseurs de tango? Des fantômes flottant au sol? Des chanteurs faisant des gestes avec leurs pieds? Des feuilles d'automne bleues gambadant dans le vent? Inventeurs de labyrinthe avec leurs chaussures poli par la pommade de l'enfer? Ou sont-ils ceux qui polissent les carreaux et les laissent comme des miroirs peigner la lune et les chiens devenir fous? ¿Pero quienes son los bailarines de tango? ¿Fantasmas que flotan a ras del piso? ¿Cantores que gesticulan con los pies? ¿Hojas de un otoño azul jugueteando en el viento? ¿Inventores de laberintos con sus zapatos lustrados por la pomada del infierno? ¿O son los que pulen baldosas y las dejan como espejos p...

Enrique CADICAMO ... L'Auteur des 1000 Tangos !

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 Enrique Cadícamo ( Yino Luzzi (ou Gino Luzzi) et Rosendo Luna   alias utilisés par Cadícamo pour certains écrits)  est né le 15 juillet 1900 en Argentine. Il était aussi scénariste et réalisateur . Il est connu pour  La virgencita de Pompeya (1935) ,  Noites Cariocas (1936)  et  Gardel . Il est mort le 3 décembre 1999 en Argentine. "Le Tango est simplicisme, et la grâce, c'est faire simple."  Enrique Cadicamo. Enrique Cadícamo est né dans une famille d'immigrants italiens et était le dixième enfant du couple. Plus de 250 paroles de tangos, 23 gravés par Gardel, sans retouche, ce qui constitue un record.  Prince de la nuit, véritable bohême noctambuliste enchanteur ! Il est d'abord le poète de la simplicité. Lui-même disait ne jamais avoir eu à forcer le trait des archétypes tangueros qui peuplent ses tangos. L'amitié entre Cadícamo et Gardel est née dans le hall d'un théâtre : « La seule chose dont je me souviens, c'est que je l'ai...